Moteur L45 125 (*) Moteur L49 175 (*) Moteur L54 (*) Moteur AJ55 125 (*)
Moteur AJ55 175 (*) Moteur hybride L49-AJ55 Moteur "H" 125 horizontal Moteur AJ57 (*)
Moteur AJ67 Moteur 200 ou 300 cm3   Moyeux de roues (*)
Culasses Maucourant    

 

 

 

Pièces détachées disponibles

 Garde-boue AGF

 Condensateurs

 Araldite de couleur

YDRAL a produit plusieurs moteurs différents, tous des deux-temps.

 

Les données ci-dessous proviennent du club YDRAL et de la documentation qu'il a réunie. Mais des détails intéressants ont été trouvés dans Le Motocyclettiste, n°36, du printemps 1985. On y apprend en particulier l'origine de la dénomination "AJ" des moteurs. Elle provient des prénoms de André Louveau et Jean Bouillard. Le premier était directeur technique et le second directeur commercial de YDRAL.

 

Moteur L45 125 cm3

La mention L45 apparaît pour la première fois sur les registres le 16 octobre 1953.

Echappement à deux tubes (d'où le nom de bitube), et pipe d'admission sur le côté droit du cylindre.

Produit en 125, 128 et 175 cm3.

 

 

Télécharger la notice originale du L45.

 

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Moteur L54

 

 

Le moteur L54 est un peu une énigme dans la série des moteurs Ydral. Son existence a été signalée en 2007 par Stéphane BOUETARD. Il ne fait aucun doute que ce moteur a existé, puisque la notice de ce moteur a été retrouvée (elle est diponible en téléchargement). Pierre Astier a cependant fait quelques recherches. En voici les résultats :

 

La mention L54 apparaît pour la première fois sur les registres le 4 janvier 1954 pour des moteurs destinés à des Bernardet. A partir de cette date, les scooters Bernardet seront exclusivement équipés de L54, sauf le 18 janvier 54 où ils reçoivent sept L54 et... quarante-quatre L43 (?), alors que des moteurs L45 continuent à être livrés à d'autres marques et que, simultanément, les premiers AJ54 sont fabriqués et livrés. Je dois préciser que si tous les moteurs de Bernardet étaient (à partir de 1954) des L54, tous les L54 n'étaient pas montés sur des Bernardet : on en trouve sur des Sterling, des New-Map, des Poirier, des Paul Vallée (triporteur ?), une Onoto, etc.

La question qui se pose est : quelle est la différence entre un L45 et un L54 ? Personne n'a la réponse... Même le PDG d'Ydral, Jean Bouillard, n'a pas su nous le dire !

Des hypothèses :

  • certains bitubes ont un cylindre fonte alors que les cylindres L45 sont en alu chemisés.
  • les L45 avaient des joints feutres. Les derniers bitubes sont montés d'origine avec des spi.

Il y a peut-être d'autres variantes moins visibles : dimensions ou positions des lumières, partie inférieure de la culasse, etc. Et je n'exclus pas totalement des étourderies ou des fantaisies de Jeannine, la jeune secrétaire de l'usine Ydral !

Le moteur N° 25444 de Stéphane BOUETARD fait partie d'une série de 50 moteurs 125 livrés le 31 juillet 1953 à Bernardet, sans mention du type.

La mention "type 54" n'apparaît sur les registres qu'en septembre 1953 et concerne les modèles destinés à être exposés au Salon par les marques New-Map, DS Malterre, Alma, Guiller, Macquet, MR, AGF, etc. Les moteurs étaient vendus à l'unité. Comme je l'ai déjà dit, les types L45 continueront à être vendus après cette date, en même temps que les L54.

J'ai eu l'idée de consulter le catalogue Ydral des pièces détachées. La quasi totalité de celles-ci est commune aux L45 et aux L54 à l'exception du cylindre: référence 45 019 pour le L45 (cyl. nu, sans la chemise) et 45 019 F (cylindre fonte) ainsi que les jeux de joints : pour le L45, le jeu coûtait 625 F (nous sommes dans les anciens Francs) et 1275 F pour le L54. Cela confirmerait mon hypothèse...

 

Télécharger la notice originale du L54.

 

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Moteur L49 175 cm3

 

C'est le modèle sport du L49. Ce moteur était référencé "175". Le nom L49 n'apparaîtra que plus tard dans les registres de vente, le 19 octobre 1953.

Echappement à deux tubes (d'où le nom de bitube), et pipe d'admission à l'arrière, sur le côté droit du cylindre. Il faut déposer le carburateur pour avoir accès au bouchon de remplissage de la boîte de vitesse.

Cette version a un cylindre plus bas d'environ 5 mm, pour cause d'utilisation de la bielle du 125 L45. Cette plus petite taille a permis de le loger dans les voiturettes Mochet. A.G.F. l'a aussi utilisé sur ses scooters.

Téléchargez la notice originale du L49.

 

 

 

 

 

 

 

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Moteur AJ54

 

 

Il s'agit du moteur L45 avec un cylindre en fonte. Il fut construit à très peu d'exemplaires parce qu'il avait un mauvais rendement. Beaucoup sont repassés en usine pour entretien et ont alors été remis en état L45.

 

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Moteur AJ55 125 cm3

 

Créé en 1955 par Gaston Durand.

Echappement monotube, et pipe d'admission à l'arrière, dans l'axe du cylindre.

Voir le dossier sur le moteur AJ55 125, avec son livret d'entretien.

 

Eclatés de la boîte de vitesse et du cylindre :

Clic : plus grand...

Aj55 2.jpg (53554 octets)   Aj55 3.jpg (68597 octets)

 

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Moteur AJ55 175 cm3

 

Echappement monotube, et pipe d'admission à l'arrière, dans l'axe du cylindre.

Comme on peut le voir sur ce dessin, les ailettes de la culasse ont une forme plus "carrée".

Voir le dossier sur le moteur AJ55 175, avec son livret d'entretien.

 

Un très bel éclaté du même moteur, paru en octobre 1964, et le tableau de ses caractéristiques.

 

    

Démontage d'un moteur AJ55 : voici une belle série de photos prises par Gabriel Fanteï lors de la réfection de son moteur.

Beaucoup de pièces ont été trouvées chez Laurent Hénoux.

 

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7 : remplacement de l'axe de piston

8 : joint découpé maison

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12 : remplacement des roulements et joints SPI

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17 : volant magnétique ABG

18 : carbu d'origine

19 : carbu dell'Orto

 

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Moteur AJ55-L49 hybride 175 cm3

 

Pour une raison non connue, des moteurs ont été montés avec

  • la partie basse du AJ55 et
  • la partie haute bitube du L49.

Et ce n'était pas un bricolage, comme en témoigne cette photo de la ligne d'assemblage chez New-Map, où on voit nettement ce moteur monté en série :

Chaine new-map.jpg (48510 octets)

Ici, un moteur AJ55-L49 sur une Follis de 1954.

 

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Moteur AJ57

 

 

Il a été dit, ou écrit, que ce moteur était un prototype destiné à la compétion. Il avait un cylindre en fonte, avec toutes les ailettes en cuivre rapportées par brasage. Le but de cette technique fort coûteuse était de maîtriser les problèmes de refroidissement, cruciaux sur les deux-temps de compétition de l'époque. Selon Pierre Astier, si ce moteur à ailettes rapportées en cuivre a bien existé, ce n'était pas un AJ57 !

Le vrai AJ57 était un monocylindre deux-temps, très similaire aux autres moteurs Ydral.

Télécharger le livret de l'AJ57

  

 

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Moteur "H" horizontal 125 cm3

 

   125horizg.jpg (23955 octets)

Daniel Arambol en cours de test sur une AGF équipée du moteur H :

 

Ce moteur était équipé d'une boîte à deux vitesses. Il n'a probablement pas été construit en grande quantité. Il a été monté sur des karts Follis. Une version à trois vitesses a existé.

Voici une AGF de 1957 équipée du moteur H. Elle est en cours de restauration (septembre 2008) par Joël Gachedoix. On ne le voit pas bien sur la photo, mais le berceau avant du cadre s'interrompt et se transforme en un cercle pour laisser passer la culasse du moteur ! En fait, cette curieuse boucle devait être cachée par le carénage qui englobait tout le moteur. Voir ci-dessous.

De nombreuses informations et photos concernant ce moteur horizontal se trouvent sur l'excellent blog de Roland de Brebisson : http://moto-scooter-annee50-60.over-blog.com/article-30171527.html.

 

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Moteur AJ67

 

 

C'est la dernière version du moteur AJ55, produite en peu d'exemplaires. Il n'en diffère que par des détails internes.

Vers la fin de la production, certains de ces moteurs ont reçu des bielles de Gnôme-Rhone R4D, avec des galets de 5x10.

 

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Moteur 200 ou 300 cm3

 

Le 250 Ydral bicylindre était en réalité un 300 cm3. Il a été conçu par Gaston Durand et destiné à équiper une voiturette espagnole. Ce fut un moteur irrémédiablement raté. Lors de la présentation à la presse, Georges Agache, qui faisait fonction de pilote d'essai, devait freiner en même temps qu'il accélérait pour maintenir le moteur en charge et atténuer les épouvantables vibrations. Il me rappelait l'anecdote ce jeudi au téléphone et 40 ans après, il en rit encore ! Il pense que ce qui était défectueux, c'est la liaison entre les deux cylindres.

Le commanditaire ne donna pas suite. Jean Bouillard, le PDG d'Ydral, nous racontera que c'est parce que G.Durand avait commis des indiscrétions sur la vie privée de l'industriel espagnol et que celui-ci était parti en claquant la porte. Mais G. Agache pense que celui-ci s'était rendu compte que le moteur n'était pas viable. Il fut probablement ferraillé (je parle du moteur) mais nous en avons tous les plans de fabrication. C'est un épisode peu glorieux de l'histoire de la firme Ydral et nous avons préféré, partials que nous sommes, mettre l'accent sur les succès au Bol d'Or ! Il y eut aussi un 200 cm3 Ydral, mais monocylindre, destiné à un motoculteur SNAVE (Villeurbanne, 69). Nous en présentions un exemplaire à notre Expo de Carpentras en 2001.

ydralbia.jpg (29403 octets)

Le 300 cm3 Ydral a sans doute été monté sur l'une des deux AGF qui se sont illustrées au Bol d'Or 1954. Je ne saurais dire s'il s'agit de la N°49 de DAGAN et GODIN ou de la N°48 d'AGACHE et TIERS.

Peu d'espoir de retrouver cette moto : Jeanine Pivard qui fut directrice adjointe d'Ydral m'a confirmé que le jour de la fermeture des usines YDRAL, le 5 juin 1981, tout ce qui restait dans les bâtiments a été chargé dans des bennes, direction la casse...Pierre Astier (Octobre 2002)

Caractéristiques

 

Cycle : deux temps

Nombre de cylindres : deux

Alésage / course : 56 x 58 mm

Cylindrée : 298 cm3

Vilebrequin : deux parties, assemblage par denture Hirth

Bielles : double rangée de galets

Taux de compression : 6,5 à 1

Régime : 6500 min-1

Embrayage : disques multiples (liège)

Boîte de vitesses : 3 vitesse et marche arrière. Différentiel incorporé

Démarrage : Dynastart

Poids : 55 kg

Graissage : mélange 5%

 

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Les culasses Maucourant

 

 

Maucourant (1947)

René Maucourant était un tout petit constructeur, qui préparait ses machines, souvent à moteur YDRAL, et participait à des compétitions. Le voici en 1947,  au Bol d'Or, sur une Maucourant-Ydral :

   

René Maucourant mit au point et fabriqua les célèbres "superculasses" du même nom. Les ailettes de ces culasses étaient ainsi disposées qu'elles ramenaient l'air du vent relatif vers la bougie, et en améliorait le refroidissement. Ces culasses furent montées sur de nombreuses machines, dont des Peugeot, des Gnome-Rhône, et bien-sûr des YDRAL.

  

A droite, deux modèles de culasse Maucourant :

Ci-dessous, une culasse Maucourant montée sur une Follis 125. Comme l'ailetage est très décalé vers l'avant, on est obligé de monter la culasse à l'envers, pour qu'elle ne touche pas le cadre. Ci-dessous, à gauche, montage à l'endroit, et à droite à l'envers.

Les ailettes ne ramènent plus l'air frais sur la bougie, mais le refroidissement n'en semble pas affecté : la moto marche très bien.

 

Informations et photos de Gabriel Fanteï.

  

 

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Les condensateurs

 

Claude Rivet propose une solution pour restaurer les condensateurs d'allumage défectueux ou douteux. Il propose d'ouvrir le boîtier métallique en le désertissant avec soin. Ensuite, extraire le condensateur, et le remplacer par un condensateur au mylar, de la valeur équivalente (en général 0,22 µF), avec une tension de service de 630 V. Resouder les fils, refermer, et refaire l'étanchéité à l'araldite.

 

 

 

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Les moyeux des roues

 

Voici des éclatés des deux types de moyeux YDRAL utilisés sur les deux-roues. Documents retrouvés par Pierre Astier.

Moyeu standard

Moyeu à broche

 

Voir les éclatés des moyeux Ydral dans la notice du L49 de 1953.

 

 

 

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Refabrication de garde-boue pour AGF

 

 

Roland de Brebisson, pour complèter deux de ses motos a fait fabriquer une petite série de 5 garde-boue avant pour AGF, en plastique coloré dans la masse et de la même épaisseur que le garde-boue en alliage d'origine. Il lui en reste 3 qu'il vend au prix de 90 euros l'un.
Toujours pour AGF il envisage également de faire refaire  les 2 petits caches qui se trouvent derrière le carbu. Qui serait intéressé ? Il faut savoir que les pièces carrosserie d'AGF ne se déforment pas, elles cassent. Et souvent en petits morceaux, d'où réparation problématique. (Et en cas d'incendie, elle fondent !).
En outre, Roland cherche une grande boîte à outils latérale, côté gauche pour Libéria.
R. de Brébisson  4 rue principale, 49123 LE FRESNE SUR LOIRE  
Tél. : 02 41 39 91 56

 

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Pièces détachées : refabrication ou origine

 

 

Le club Ydral peut fournir à ses adhérents des pièces détachées pour moteur Ydral. Ce sont soit des pièces d'origine neuves, soit des pièces d'origine d'occasion, soit des refabrications. Consultez le club.

Disques d'embrayage avec garniture en Ferodo (refabrication moderne)

Conviennent pour tous les moteurs Ydral : L45, L49, L54, AJ55. Références et prix :

Disque lisse

45 051

1 pièce

 

Disque garni

45 052

2 pièces

Ressort

45 058

6 pièces

 

1 disque lisse + 2 disques garnis = 73 € TTC franco.

1 disque lisse + 2 disques garnis + 6 ressorts = 110 € TTC franco.

Autres pièces neuves

Pour connaître les dernières disponibilités et les derniers prix, comme pour commander : consultez le club.

 

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Araldite de couleur

 

 

L'Araldite, colle époxy, est un outil très utilisé par les bricoleurs en général et par les restaurateurs de motos en particulier. A l'état natif, l'Araldite est jaunâtre translucide. On peut très facilement lui donner une couleur quelconque avec de la gouache en tube (peinture à l'huile pour les artistes-peintres). Il en faut extrêmement peu : une demi-lentille suffit pour une cuillère à café de mélange adhésif-durcisseur. Bien malaxer pour uniformiser la teinte.

On peut ainsi faire des réparations robustes et très discrètes : un feu rouge, une bobine d'allumage noire, un antiparasite brun, etc.

 

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